Le travail psycho-corporel dans les constellations façon Alessandro Jodorowsky

Il y a, en constellations familiales, des personnages qui se retrouve bloqués dans des situations et des sensations fortes. Il faut creuser pour voir quelle émotion se cache en dessous, puis quelle est la blessure sous cette émotion, puis si possible quel est le besoin primordial non satisfait.

De manière simplifiée, on peut décomposer le processus ainsi :
• Information corporelle, blocage (ex : mâchoires crispées)
• Emotions : dans l’exemple précité, colère ou tristesse qui sont souvent l’expression d’une même énergie
• Besoin fondamental non satisfait
• Nouvelles empreintes sensorielles et corporelles

Le travail d’accompagnement est très important nous sommes construits, composés de mémoires corporelles imbriquées, nous sommes comme des couches d’oignons et dans cette phases de la constellation, on «descend» dans ces mémoires peu à peu, doucement mais sûrement. Par exemple, si une personne dit qu’elle «ne sent rien» et qu’elle a les mâchoires crispées, on privilégie l’information corporelle et on peut supposer que le fait de ne rien ressentir agit comme une protection. Les mâchoires crispées sont le signe d’une émotion refoulée, la colère par exemple. Sous cette émotion refoulée, il y a une blessure, la douleur d’un besoin primordial non satisfait. Si on peut atteindre le niveau du besoin, on est tout près du noyau. Souvent il s’agit d’un besoin d’amour, de reconnaissance, de respect ou de protection. C’est dans cette étape de la constellation que l’on va re-nourrir ce besoin «corporellement» de manière sensorielle, de manière à laisser une empreinte durable dans l’inconscient. Dans notre vie de tous les jours, on n’a pas accès à cette couche profonde, vu que la blessure juste au dessus fait office d’écran, de rempart. Lorsqu’on a déterminé ce dont il a besoin, on peut faire appel aux actes rituels et psychomagiques qui parlent directement à l’inconscient.

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