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Constellation familiale
et rapport au temps.
La plupart des thérapeutes limitent le temps
des constellations familiales, j’ai appris à ne pas le
faire. Souvent le travail en trans-constellations familiales ne demande
qu’à évoluer, de couche en couche, et seule la fatigue,
la baisse d’énergie ou un blocage persistant viennent l’arrêter.
Il m’est
arrivé de conduire des constellations familiales de deux heures
sans que le
niveau d’énergie du groupe ne baisse, et quel résultat
! Le chemin parcouru, l’évolution effectuée par
tous sont extraordinaires, les résolutions s’enchaînant
les unes après les autres, l’une amenant l’autre
de manière continue, dans une belle symbiose.
Le temps mis est souvent proportionnel à la profondeur atteinte.
Le thérapeute peut choisir d’y être directif, comme
un metteur en scène, pour ouvrir la conscience du constellé,
ou encore de ne rien imposer, d’attendre qu’il soit prêt
à accoucher de sa résolution, en partant du principe que
la plus stable des résolutions est celle que l’on trouve
soi, même si cela prend plus de temps.
La méthode de Bert Hellinger consiste en général
à laisser la personne en dehors de sa constellation, elle choisit
un figurant pour la représenter. Sauf aux moments forts, étapes
ou final, où elle reprend sa place dans la constellation familiale.
S’extraire de son espace intérieur pour le « voir
» amène une prise de conscience salutaire, une distanciation,
et reprendre sa place au moment final permet d’intégrer
le changement. En général je préfère, suivant
l’enseignement d’Alexandro Jodorowsky, quand la personne
joue son rôle tout au long de la constellation familiale, qu’elle
reste au « milieu de l’arène », pour vivre
et intégrer corporellement tout le chemin,
dans sa continuité ; pour agir elle-même sur chaque étape
du ressenti et dans toute sa progression.
Témoignage sur l’évolution dans le
temps dans les constellations familiales.
Au fur et à mesure que je pratique au sein de
ces constellations familiales,
je note parfois des évolutions incroyables.
La première fois, c’était plus un exercice de curiosité
et mon premier rôle fut celui d’une grand-mère paternelle.
À partir de cet instant-là, je prends contact avec mon
arbre, je ré-apprivoise mon arbre.
J’ai enchaîné plusieurs constellations familiales
où je me suis retrouvée
inévitablement à cet étage de grands-parents ou
arrière grands parents
maternels ou paternels. Je remets des visages, des places à des
personnages très souvent lointains de moi par éloignement
ou par rejet.
Jusqu’au jour où c’est moi qui entre en scène
et qui fais ma propre constellation familiale que je signe « Rencontre
avec ma mère ». Quinze
jours plus tard lors d’un atelier, je ne suis plus invitée
en temps que grand-mère mais en tant que mère… comme
si maintenant, après cette réconciliation avec ma mère,
je pouvais continuer à progresser dans mon travail de reconstruction
de mon identité. Il en a été de même suite
à une autre constellation familiale où je suis entrée
en contact avec mon père !
J’en suis à l’étage des parents maintenant…
Coïncidences ?…
Évolution ? Alchimie ? Il n’y a pas de hasard ! Progressions
?...
Ce que je travaille dans une constellation familiale, je m’en
sers pour celle d’après et tout s’enchaîne,
s’encastre comme des « poupées russes ».
Cette partie reconnue, transformée, réparée fait
maintenant partie de moi et je peux la transmettre lors de la constellation
familiale suivante ou dans la vie. C’est comme une pierre à
un édifice, comme une marche à un escalier qui permet
de monter plus haut. Dans la pratique des constellations familiales,
l’inconscient de l’autre flaire les richesses que je viens
de gagner et me demande de les partager. Ce que je viens de gagner dans
les constellations familiales, l’inconscient collectif le réclame
et demande de le partager. C’est tout le côté instinctif,
intuitif, animal même. Et ce partage a aussi lieu dans le réel,
la vie, le quotidien ! À chaque pas, chaque étape, tout
est en oeuvre vers la guérison, celle du cœur.
Autre témoignage sur l’évolution dans
les constellations familiales:
Le travail en constellation est à l’image de la vie...
plein de surprises, de rebondissements, d’imprévus. Je
pars en « voulant retrouver ma mère » (l’image
de ma mère) et, surprise : je découvre que son cœur
battait pour un autre homme... Qui est mon père ?
Une autre fois, je cherche à trouver ma place avec ma sœur
et c’est un frère, un enfant mort que je découvre...
Se laisser surprendre ! C’est lorsque l’on ne cherche plus
que les choses se donnent.
En faisant la paix, peu à peu, je découvre mes failles,
mais aussi mes ressources, et celles-là je peux les partager.
De mes blessures explorées et plus ou moins apaisées surgit
le sentiment d’aller vers ma vérité, le vrai visage
de mon âme...
Mais ce voyage n’est pas terminé ! |
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